Kiki m'a rapporté des Etats-Unis un super gogogadget (oui, je sais, on peu le trouver en France, mais c'est moins classe), composé d'un émetteur qui se glisse dans la chaussure et d'un récepteur qui se pleugue sur l'Ipod, permettant d'enregistrer les paramètres d'une course à pied. Couplé à Itunes, le bintz transmet les données au site de Nike qui t'en recrache de jolis graphiques d'analyse de tes perfs (distance parcourue, vitesse moyenne, profil de la course, calories dépensées).
Ca donne ça, pour mes deux premières courses enfin outillées :
Bon, c'est pas extraordinaire comme kilométrage, mais il faut dire qu'à ma décharge que je fonctionne avec les réglages standards et que je n'ai pas encore étalonné l'accessoire. Si ça fonctionne sur le principe traditionnel du podomètre, une secousse = un pas = x centimètres, sur la base d'une foulée moyenne. Or je l'ai plutôt longue (la foulée s'entend). Donc je pense que la machine me sous-estime. Et puis je connais mon parcours et mes capacités par coeur -mesurées officiellemennt dans le cadre de compètes, remember là par exemple- donc je sais que j'ai couru au moins un kilomètre de plus que ce que ça indique (normalement sur une heure j'arrive à plus de 12 km/h, et je descend auour de 11 sur deux heures. Mais au delà des données brutes, c'est plutôt la progression qui m'intéresse. On va essayer de garder le rythme. (Et si quelqu'un est tenté par des entraînements communs avec, pourquoi pas, l'idée de se présenter ensemble à un semi-marathon, qu'il n'hésite pas à se manifester. Le plan douche post-running étant d'avance exclu. Ou pas).
Verdict ce matin :
soit 4,3 kilos de saindoux sur mon squelette d'un mètre soixante-et-onze-et-demi. Ca reste apparement encore raisonnable. Le problème, c'est qu'ils sont concentrés autour de mon nombril.
C'est Mammé qui est contente de voir que je me remplume.
L'entraînement a repris depuis quelque temps déjà. Ces quinze derniers jours, on est même passé à deux séances hebdomadaires. Objectif : un semi-marathon à la fin de l'hiver, et le marathon de Barcelone au printemps.
J'ai été unanimement désigné comme coach en chef par mes trois acolytes féminins de FranceBoutique qui, ayant pris conscience qu'il ne leur restait plus que six mois pour être belle en maillot, ont décidé de mettre le paquet.
Aujourd'hui, bonne course de presque une heure et demie aux Tuileries. Nous avions rendez-vous avec nos amis et concurrents de FranceMonde, sur la rive droite. Bien sûr, ça a commencé par un échange d'amabilité e-mailesque avant de nous retrouver sur le terrain "Eh, les filles, oubliez pas vos sketba, hein, vous risqueriez d'abîmer vos hauts talons", "FranceBoutique, on les nique!".
Bonne course donc, tout le monde veut se retrouver pour la corrida de Noël à Issy-les-Moules, le dimanche 12 décembre. Impossible de me défiler, elles comptent sur moi pour les galvaniser... J'avais prévu une grasse matinée en charmante compagnie. J'espère qu'il me passera cette escapade de deux heures -je saurai me faire pardonner, j'ai mes méthodes.
Le meilleur pour la fin. Très régulièrement, j'oublie à la maison ma serviette de toilette et sortant de la douche, je suis obligé de sécher dans un courant d'air et de me finir au pq piqué dans les chiottes. Ce matin, j'ai bien pensé à la serviette... mais oublié mon slip de rechange.
Deux possibilités: renfiler, au sortir de la douche, le shorty mouillé de sueur et le supporter tout le reste de la journée, ou bien passer mon costume cul nul. Je n'ai pas hésité longtemps.
...nous retrouvons notre envoyé spécial à Bois d'Arcy pour l'arrivée du semi-marathon, vous avez Solal avec vous, qui vient de franchir la ligne d'arrivée?
- Effectivement je suis avec Solal, que j'ai catché –excusez-moi, ma langue a fourché- euh…attrapé à l'instant même, il vient d'arriver! Alors Solal, dans quel état d'esprit êtes-vous, êtes-vous satisfait de votre performance de ce matin sur un terrain, avouons-le, assez difficile et des conditions météorologiques peu clémentes? Solal, how are you to feel in this morning after the course? Is difficult?
- Yes very difficult but I to feel good as very excited!
- Il dit qu'il est particulièrement satisfait de cette course où il a dû affronter des concurrents de taille au grand appétit de médaille. Il était confiant au départ, tout en étant conscient du caractère bien précaire de cet état, puisqu’une faiblesse du genou droit s’était fait jour lors d’un de ses derniers entraînements. Vous signez là une performance remarquable, à peine 1h50, en améliorant votre précédent record de dix bonnes minutes, et vous terrassez vos rivaux. Quelle est la recette secrète de cette victoire ? You to manage the win, what is the secret of that?
- I good prepare the competition and I have a very solid mental so to terrace the concurrent!!!
- Solal nous confirme qu’il s’est lancé dans la compétition doté d’une solide préparation tant physique que psychologique, car, nous le savons bien depuis cette belle victoire en finale de la coupe du monde de 1998, c’est le mental qui soude une équipe, et Solal, eh bien n’ayons pas peur de le dire, est une équipe à lui tout seul. Il a donc suivi un stage de remotivation psychocomportementale à base d'aromathérapie au sein d’une structure spécialisée, sous l’égide de son mentor, assisté d’un staff technique impressionnant et il faut l’avouer assez novateur, comprenant entre autres un sorcier amazonien, un chauffeur –celui de la Solalmobile, vous l’aurez compris bien sûr, un spécialiste de l’assimilation du glucose, bien utile pour gérer cet intense effort, et, comme toutes les stars d’aujourd’hui, sa coiffeuse attitrée. Mais dîtes-nous Solal, quels sont vos projets pour l’avenir, cette victoire vous donne des ailes et j’imagine que vous envisagez sereinement les prochains rendez-vous de la saison ? What is your project to be for the year now that come?
- I first like picnic with my friends with me to encourage and felicite me and after to run and run many more to win in the other place!
- Et bien voilà, Solal va poursuivre cette belle matinée ensoleillée par un pique-nique, entouré par son équipe, à l’abri des paparazzi qui déjà le mitraillent –eh oui, on les comprend, le Stade Français a là un challenger de taille pour le prochain calendrier. Nous le retrouverons dès la mi-octobre pour les « 20 kilomètres de Paris », puis à la fin du même mois d’octobre pour le semi-marathon des calanques entre Marseille et Cassis et enfin, dernier rendez-vous de la saison, pour la course des quatre châteaux, début novembre dans la vallée de Chevreuse. En attendant, il poursuit sa préparation. Solal, un petit mot de conclusion ? Solal, you tell us and our telespectators a little word to close ?
- Just I say “when there is a will, there is a way” !
- Et il a bien raison, Solal, comme l’a dit le poète, là où est la volonté, là est le chemin. Une bien belle conclusion pour célebrer l’esprit du sport, le triomphe de la volonté et la beauté du geste. Solal, merci, thank you, à vous Paris !
- Merci Nelson Monfort, et à très bientôt sur notre antenne.
(résumé: Solal rappelle à ceux qui ne suivent pas que dimanche 12 septembre, c'est semi à Bois-d'Arcy, et qu'il y attend plein d'amis)
C'est dimanche le grand jour. Je piaffe d'impatience comme une pouliche qui va disputer son premier prix de Diane. D'ici là deux entraînements, un régime adapté –faudra plus me parler de pâtes après ça pendant deux ou trois semaines.
Au delà de l'événement sportif, c'est la dimension conviviale de l'exercice qui rend l'expérience croustillante. Un blogogénalogiste pourrait peut-être se pencher avec intérêt sur la genèse de ce petit délire : qui du Capitan, de Kiki ou de Pascal a tiré le premier? Je ne sais plus, mais le fait est que la perspective de la compétition a suscité quelques vocations de pom-pom-girl, histoire de m'encourager sur le parcours et d'exulter quand je passerai, la tête haute et les mollets tétanisés, une ligne d'arrivée qui sera restée pendant plus de vingt kilomètres aussi hors d'atteinte que la ligne d'horizon. Ceux qui ont déjà pris part, à quelque niveau que ce soit, à une compétition sportive savent la valeur de ce soutien. Quand les muscles renâclent, quand la respiration se fait courte, que le doute s'installe, rien de tel qu'une houle de foule sur le côté du chemin pour vous galvaniser.
Nous y sommes presque. Il faudra se passer de Kiki, il coache des gang-bang à Shangaï. Le Capitan est dans la place. Pascal, seigneur des Yvelines, fera peut-être, en voisin, une apparition? D'autres encore? Sait-on jamais…Nous prendrons un verre, ce vendredi, avec Le Capitan, ceux qui veulent se joindre à nous sont les bienvenus. Ceux qui veulent venir à Bois d'Arcy également –nous parlerons à cette occasion d'organisation (et ceux qui votent contre s'excluent eux-mêmes du mouvement). J'imagine, après l'effort, un déjeuner sur l'herbe: les plus charitables se dévoueront pour me masser, d'autres rempliront les godets, les derniers jongleront avec les œufs durs et le sauciflard. On pourrait finir avec une bonne partie de boules.
On peut laisser un commentaire ou envoyer un mail là.
(résumé : Solal se demande s'il ne va pas se mettre à aimer les blonds...)
Je continue à suivre la série d'Arte sur les jeux antiques. Très intéressant sur les techniques de l'époque (lancer de javelot, saut en longueur avec des mains lestées,...) que les les sportifs doivent découvrir. L'aspect humain vaut aussi le coup d'oeil : nos athlètes vivent dans des conditions qu'on peut supposer d'époque -sous la tente, on porte des jupettes, on se brosse les dents avec des racines de sauge...-, ils turbinent pour trouver des moyens d'améliorer leur performances (ben ouais, adieu les Nike AirPlus XS-015, vive les sandalettes de cuir).
Forcément, dans le lot, y en a un qui retient plus particulièrement l'attention. D'abord parce que c'est un athlète de grande classe, il est bon dans de nombreuses disciplines. Et il faut dire que son minois ajouute à l'attrait du personnage. Guillaume, le chtit gars de Calais, c'est mon chouchou.
La preuve par l'image :
Il déclare dans l'épisode d'hier :"J'ai toujours été comme ça, un peu sensible...". Ah ouais? Tu veux qu'on en parle ?
Un petit cadeau pour LeCapitan, que je remercie pour sa création du t-shirt de la SolalDreamTeam, et félicite au passage tant pour ses qualités artistiques que pour ses compétences techniques. Alors voici pour lui, et pour ceux avec lesquels il voudra bien partager, quelques photos d'un athlète très miam, protagoniste du très intéressant et susmentionné reportage d'Arte sur les jeux olympiques antiques....désolé, c'est pas goude qualiti, mais ça peut en inciter certains à aller y jeter un coup d'oeil... et à en motiver d'autres pour faire du sport (vous vous imaginez, à la fin d'une compète, prendre une douche avec non pas un, mais cinquante mecs comme ça ???)
(résumé : Solal va se concocter un planning de progression pour tous les exploser au semi-marathon de Bois d'Arcy)
Ayé, j'ai récupéré les résultats officiels de la course de dimanche ; je suis arrivé 148ème sur 171. Ca a pas l'air terrible comme ça, mais le parcours présentait de belles difficulté et jétébalade. Avec trois minutes de moins, j'aurais gagné 10 places !
Prochaine étape : le semi-marathon de Bois d'Arcy le 12 septembre. Si y en a qui veulent faire la foule en délire le long du parcours pour m'encourager. Mon objectif: 1h45 maxi maxi, moins si possible.
Par ailleurs, je serais pas contre un pote de baise bien monté très actif et endurant de course qui aurait envie de s'entraîner avec moi.
Commençons par les points faibles. Et même carrément par l'arnaque: pas de douches. J'ai donc non seulement été privé du plaisir des yeux (mais naaaaaaaaan, les sportifs c'est pas des pervers, en plus je suis myope) mais de plus j'ai dû faire endurer aux pauvres passagers du train, qui se tapent déjà toute la semaine des grèves et des retards, mon capiteux fumet de mâle dominant. Mes sincères excuses à tous/toutes. Bon, dans le lot, ça a ptête excité une ou deux minettes et, avec ma chance, ces effluves chargées de testostérone auront déclenché cette nuit un furieux cycle d'ovulation.
Pour le reste, l'organisation était vraiment chouette. Un G.O était venu spécialement nous chercher à la gare, à quelques kilomètres du lieu de rendez-vous, nous les trois seuls parisiens, la guest dream team. Charmant petit village du far west parisien. A la bonne franquette, dans la salle des fêtes du village, c'est Jacques qui se colle à l'animation, la sono crachotte un peu mais c'est sympa. On remercie le sponsor, c'est pas Olida, c'est Champion. "Avec Champion, je cours comme un champion !" (j'ai vraiment manqué ma voie moi…). Tout le monde a mis la main à la pâte (à la patte en l'occurrence- sorry sorry, je le ferai plus). On se change dans les chiottes (au moins elles sont pas bouchées, ça change de Rambouillet), un peu de gel sur les genoux pour se chauffer, un ptit pipi pour partir bien léger…J'ai bien mes épingles à nourrice, je peux accrocher mon dossard 779.
Coup de sifflet, top départ.
J'imagine qu'on doit être deux grosses centaines (je vérifierai ces prochains jours dès les résultats en ligne). J'abandonne mes deux partenaires Lorie –elle court malgé le torticoli- et Natalia pour adopter très vite une allure soutenue, stratégie nouvelle pour moi. Mais je le sens bien, je me suis chauffé comme il faut et je n'ai pas mal au genou, ça commence en descente. Mon idée : continuer comme ça sur trois à quatre kilomètres, et essayer d'augmenter la vitesse à ce moment là jusqu'à la fin pour boucler le parcours en 1h05 à 1h10 (je rappelle pour ceux qui suivent pas, le parcours fait 14,3 km soit un tiers de marathon).
Comme d'hab, j'essaie d'accrocher quelqu'un qui court à peu près comme moi, avec qui on peut se motiver réciproquement. En plus si c'est un mec pas mal, ça aide ;-) Je trouve une belle asperge très miam, assez marrant avec ses grandes chaussettes bleues qui lui montent sous les genoux. Mais je me rends compte au bout de 100 mètres qu'il sera trop lent pour moi. Je sacrifie donc le plaisir des yeux à la performance et je fonce.
Deux minutes plus tard, je pense trouver mon alter ego. Moins bogosse mais plus charmant. On entame le troisième kilomètre, j'ai le pouls plus élevé que d'habitude au même moment, je doit faire du 13/14 km/h. Et là, patatras, le truc que j'avais pas prévu : une grosse côte. Les régionaux de l'étape connaissent le parcours et sont entraînés et "réservés" en conséquence. Pour moi c'est la surprise. Mais j'ai même pas peur. J'attaque la côte la fleur au fusil, je m'offre même un ptit sprint avec mon copain concurrent. J'arrive en haut lessivé, le salud me distance.
Epongeage, ravitaillement au 4ème kilomètre. Je commence à me sentir un peu court côté souffle. Obligé de réduire la cadence, on y va mollo, je sens se fixer le point de côté (pffff ouaaaaaaaahh la tehoooooooooooon !!!).
Et là, le coup de poignard qui tue, tu quoque mi fili : bogosse-les-chaussettes-bleues me double pile sur la ligne du 7ème kilomètre, avant quoi, hein ? avant la DEUXIEME COTE DE LA VIE DE SA RACE !!! Ben ouais, deux fois le même tour, donc deux fois la même pente. CQFD. Ca me nique le moral grave. J'essaie de le suivre, peut-être l'instinct sexuel saura-t-il me doper ? Même pas, beuh…
Je m'accroche quand même, chuis pas un loser (et non un "looser" comme l'écrivent certain, je suis pas un puriste, mais bon). J'enfile les kilomètres qui restent, faut pas s'en faire une montagne, c'est assez court en fait. Parcours campagnard, des chevaux qui folâtrent dans les champs, des chtites maisons dans les prairies, du bon air, tandis que le soleil commence à darder ses rayons.
Le meilleur pour la fin : une troisième côte. Arrrgh, et il fait de plus en plus chaud. Jésouèèèèffff, abouèèèèrrrr !!! Les cinq cents derniers mètres sont un vrai chemin de croix. Touche marrante sur la finale, on est trois à arriver en même temps, on se tape un sprint pour le fun, et c'est moi le prem's, yes!
1h 22. Pas terrible mais l'honneur est sauf. Des habitués du parcours nous rassurent d'ailleurs en confirmant que le parcours est a priori le plus difficile de la région. J'ai donc fait du 10,45 km/h de moyenne.
Comme je le disais en exergue, pas de douche, mais une remise des prix sympa. Chaque participant a eu droit à son ptit sac de patates "presque bio", ramassées hier dans le champ de Jacques (oui oui, celui qui est au micro, qui félicite les coureurs, remet les coupes et remercie Champion, le magasin des champions).
Encore un grand grand grand merci aux superorganisateurs. On va pouvoir se faire une bonne tartiflette, pour récupérer les 1800 kcalories perdues (d'après le tachy-chrono-podomètre de Lorie).
Ce soir, lundi, je bois un coup avec mon ex P. Neuf ans de moins que moi, quelque chose d'indéfinissable qui ne me laisse toujours pas indifférent. Peut-être le meilleur amant que j'ai jamais serré dans mes bras. Transition parfaite pour enchainer sur un douloureux sujet qui ne peut laisser la pédéblogosphère indifférente : l'Ex.
Les commentaires récents