20 juin 2009

Quelques tours de plus au compteur...

Scoot Et carrément 1000 kilomètres franchis sans encombre avec mon nouveau scooter, entré dans la famille depuis quelques semaines. Franchement, il est pas classe mon petit Vespa? J'ai mis des mois à le trouver, quelques heures à le négocier. Il a même une plaque d'immatriculation à mes initiales, what else? Reste plus qu'à lui trouver un nom (suggestions bienvenues, évitons Pégase et Rossinante) et à organiser le baptême.

Un tour de plus au compteur pour ce blog, que j'ai débuté voilà exactement cinq ans (et 225 notes). Loïc Lemeur pour le premier commentaire, Polyphème pour le dernier, et 1352 autres entre ces deux là, les koupines du club des vieilles y étant représentées en force.
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Et, le plus difficile, 35 ans pour moi dimanche dernier. J'ai été gâté. Des cadeaux qui n'auraient pas pu mieux tomber, un déjeuner à deux dans un cadre classieux et intimiste, une balade digestive dans des rues que nous adorons. Merci à ceux qui y ont pensé - et surtout à ceux qui ont eu la délicatesse d'oublier !



31 mai 2009

Les emmairdes

<mode caliméro on>

Dernier jour de mai, mois que je déteste. Heureux qu'il touche à sa fin. Avec l'arrivée des premiers vrais beaux jours, la perspective dessinée des vacances d'été, on devrait attendre ces quatre semaines avec impatience, et les vivre avec intensité. Pourtant, je me traîne systématiquement un putain de mauvais karma à cette période.

Mai 1989.
Mal au bide. Très mal au bide. Ca se fait pas trop de se plaindre, alors j'attends que ça ne soit décidément plus supportable. Opération en urgence de l'appendicite. Je me fais chier pendant la semaine suivante coincé dans ma chambre de clinique à suivre les évènements de Pékin. Le chirurgien merde en cousant ma cicatrice, qui continue, vingt ans plus tard, à s'infecter régulièrement.

Mai 2001. Encore une histoire qui sent la bétadine, il faut passer sur le billard pour une greffe.

Mai 2002.
La gauche a merdé au premier tour de la présidentielle, je suis obligé de voter Chirac. J'en chiale en glisssant mon bulletin dans l'urne. OK, là, ça a été dur pour tout le monde, je l'admets.

Mai 2004. Je me fais larguer à 20.000 par Répudiator. Ca a été long à cicatriser, même si je m'en suis bien remis depuis -on a d'ailleurs pris un café le jour de nos cinq ans de rupture.

Mai 2007. Mon bateau ivre professionnel sombre corps et bien. Le désastre était annoncé, mais ce n'est pas parce qu'on sait qu'une catastrophe doit arriver qu'on l'encaisse plus facilement. Je suis bien ébranlé, ça se voit. Un ami observateur privilégié du moment m'envoie un SMS : "on t'a vu à la TV, tu pleurais".

Mai 2007, toujours, je me fais à nouveau répudier dans les grandes largeurs. Le filtre du temps me laisse toujours aujourd'hui de cet épisode le goût d'un gâchis aussi incompréhensible qu'inutile.

2007, jamais deux sans trois.

Je fuis à Marrakech. Le soleil, les sourires et les couleurs seront le cataplasme régénérateur de mes stigmates printaniers. Sauf que le répit aura été de courte durée. J'y passe une belle journée. Puis un coup de fil : on m'attend d'urgence à Paris, je dois rentrer dès le lendemain.

RAK-ORY 31 mai 2007. J'attrape le premier avion du matin. Il faut enterrer Survivor, mon super-grand-père adoré. Celui qui s'est retrouvé à à peine vingt ans embarqué dans la tourmente de la deuxième guerre mondiale, a résisté aux pires traitements. Qui a trouvé ensuite la force de se remettre en selle, de faire abstraction d'une expérience indicible pour recommencer une nouvelle vie. Qui m'a filé ses avertissements et ses conseils pour m'en tirer moi aussi, au cas où ça recommencerait. L'enterrement est cauchemardesque. La mairie s'est gourée dans la rédaction de l'acte de décès, c'est le bordel au funerarioum. Je suis ému comme jamais par la tristesse de mon père. Et ulcéré par ma grand-mère qui fait à ses petits enfants un numéro de culpabilisation où le manque de dignité le dispute à la mauvaise foi caractérisée. J'ai essayé de la disculper en mettant tout cela sur le compte de la détresse, mais je n'y suis pas arrivé. Il va sans dire que je ne lui ai pas reparlé depuis, et que chaque jour qui passe me confirme dans mon choix. Elle finira seule, mais le pire est qu'elle l'aura et voulu, et mérité.

Mais surtout, le plus dur, c'est que chaque 31 mai sera de toute façon, pour toutes les années qui me restent à vivre, une échéance difficile à surmonter. Il n'y aura jamais de répit. Chaque 31 mai, c'est le début du dernier compte à rebours. 31 mai, c'est J-15.

Rendez-vous dans donc dans deux semaines pour vivre ici et en direct ma crise de la trentecinquaine.

16 mai 2009

Ca passe ou ça Kaas !

La Nouvelle Star est ma déception de l'année 2009. Et si on essayait de se rattraper avec l'Eurovision ?

Liveblogging tonight, stay tuned!

(en même temps, avec Juien Courbet et Hanouna au micro, c'est pas gagné. J'espère tenir jusqu'à la fin....).

20h47: Il aurait ptête été plus intelligent de se renseigner un peu avant sur le casting européen, histoire de savoir s'il y a des bombasses au programme.

Là on se tape la galerie de portraits de fans. Ceux qui suivent l'évènement depuis trois générations. Aïe. Le président du fan club, avec sa choucroute décolorée, ça sent bon la refoulitude à plein nez. Ils sont graves, je mettrais ma main à couper qu'ils ont tous voté Sarkozy en 2007.

21h00 : ça commeeeeence ! Ouverture avec le Cirque du Soleil, c'est cool, les acrobates sont bien foutus (et torse nu).

21h05 : c'est Dima qui ouvre la course, on espère qu'il finira encore très déssapé.

(excusez cette interruption des programmes pour cause de petite discussion conjugale sur l'utilisation de l'ordinateur. J'ai enfin remis la main sur mon précieux bien).

21h30: demain, je demande la nationalité croate.

22h03 : Multumesc Moldova, danseurs formidables. Demain je demande la nationalité moldave!

22h05 : Malte. Une chanson de buveurs de bière? En fait un pauvre remake de la chanson de Titanic. Oulah, elle a forcé sur la cochonaille, la minette. Va falloir envisager une cure d'Alli ma mignonne. Je découvre dans le même temps que les roux ont désormais le droit de participer à l'Eurovision.

22h08 : Estonie ? oui oui, c'est bien lui. (gloussements affligés à côté de moi. il essaie de me rassurer en me sussurant :"J'ai mis du temps à comprendre"...)

L'accessoire de l'année est définitivement le ventilateur!

22h12 : Danemark. Le bandana est le l'accessoire de l'été scandinave 2009. Il a l'air d'avoir très mal, à crier tout le temps comme ça en permanence les genoux fléchis.

22h15 : Allemagne. C'est Oskar qui s'y colle. Je veux son pantalon en lamé argenté!!!! Merde, Dita von T. qui débarque sur scène, c'est de la concurrence déloyale, tous les vieux libidineux vont voter pour lui!

22h19 : Turquie : plan bondage sur scène, le danseur est emberlificoté dans du scotch d'emballage.

22h23 : Albanie. Elle a 16 ans. On parie qu'on la retrouve dans six mois porte de Vincennes ? Derrière elle, le fils caché et illégitime de Hulk et d'une boule disco. Le ventilateur continue à faire des ravages.

22h27 : Norvège. Va-t-on avoir droit à l'(h)omelette? Il a de jolies fossettes. Vague ressemblance avec Werner Schreier (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître). Là encore les danseurs valent le détour. Tiens, si on allait visiter les fjords cet été?

22h32 : Ukraine, "Anti-crisis girl". Ils ont recruté Christine Lagarde ? Encore une brochette de danseurs, pseudo-légionnaires romains en lamé argent. Bon, cet été, on enchaine l'Ukraine après la Norvège?

22h35 : România ! Julien Courbet est plus fort que moi : "Y'a du monde au Balkan".

22h41 : Finlande. Jongleurs de feu impressionnants. On va faire un crochet par la Finlande en allant de Norvège en Ukraine je crois.

22h47 : Espagne. Affligeant. Que sont devenues Jeanette et Luz Casal ? La chorégraphie des danseurs est acceptable, mais leur coiffure est un affront à l'humanité. Basta!

Pause dessert. Rendez-vous dans 15 minutes pour le résultat.

Verdict : je vote pour la Moldavie, et mon voisin de canapé aussi. Moldova, two points !

En tout cas, pour le dîner, on a été dans le thème : blinis, crème et saumon fumé, matriochkas et champagne Tsarine !Dîneurovision

Dans quelques minutes les résultats. Patricia, en tout kaas, on espère pour toi!

Résultats pour la France :

- l'Espagne est chiche avec nous : 3 points.

- Belgique : 1 point. Vous croyez que c'est avec ça qu'on va accepter de vous annexer ? Même pas la reconnaissance du ventre!

A ce stade, bien parti pour la Norvège.

- Biélorussie : 7 points

- Malte : rien pour la France. Y'en a qu'on a exclu de l'union européenne pour moins que ça!

- Allemagne : encore l'esprit de revanche? 3 point pour la France, moué. 

- les Tchèques ne nous filent pas un point. Sarko avait bien raison de se méfier d'eux!

- Suède : Pfff. Bande de trolls.

- Islande : 6 points pour nous. Oli a fait du lobbying efficace la semaine dernière, je vois que ça.

- Israël : 5 points pour nous. Bande de faux-frères, on vous en a filé 10 !

- la Russie. Nous espoirs seront-ils déçus? 10 points, c'est correct.

- Lettonie : 5 points.

Mais bordel, qu'est ce qu'ils lui ont trouvé à ce Norvégien?

- Montenegro : 1 points. Allez tous mourir.

- Andorre : 3 points. Heeeeein, mais vous avez oublié qui est votre co-prince adoré ?!?

- Finlande : 4 points

- Suisse : bonpourtonpoil aura-t-il été utile? 7 points... on va faire avec.

- Bulgarie : rien. Allez bouffer votre yaourt tous seuls.

- Lituanie : 6 points. Ca fait beaucoup pour un petit pays.

- Grande-Bretagne : 1 point. Plus ça serait trop...

- Macédoine : ah la la quelle salade...rien!

- Slovaquie : ils nous filent rien et font passer l'Estonie devant nous.

- Grèce : 6 points pour la France. On ne parlera donc pas de mauvaise Grèce.

- Bosnie : vont-ils se souvenir qu'on les a défendu en 1995 ? 6 points, z'auriez pu faire un effort supplémentaire, quand même!

- Ukraine : la présentatrice ressemble à Loana. Et ne nous file que 3 points.

- Turquie : toutes mes vacances passées par là-bas auront-elles servi à quelque chose? Non. Votre adhésion à l'UE, mes chéris, vous pouvez vous la rouler en pointe...

- Albanie : 2 points. Moué.

- Belgrade : 3 points. Cela aura quand même serbie à quelque chose!

- Chypre : rien.

- Pologne : tsss.

- Pays-bas : 6 points.

- Estonie : oui, c'est Tony (je sais, je l'ai déjà faite). Rien

- Croatie : Grrr.

- Portugal : rien pour nous, mais 12 pour la Moldavie, alors on vous pardonne.

- Roumanie : rien non plus. Elle nous oublie notre petite soeur latine?

- Irlande : 3 points. C'est toujours ça de pris.

- Danemark : 2 points. C'est l'aumône.

- Moldavie : rien. Bande de chacaux! avec tous vos sans-papiers qu'on accepte de faire bosser au black!

- Slovénie : 7 points. Fillon vient d'y aller, ça doit être ça!

- Arménie : 6 points. C'est le minimum syndical.

- Hongrie : hongrois que ça va marcher et puis... rien. Pour la peine, on vous renvoie Sarko!

- Azerbaïdjan : même plus je vous parle!

- Norvège : on termine avec 1 point.

La France classée huitième. L'honneur est sauf, on aurait pu finir huitième ET derrière Malte et le Portugal. Et puis le gagnant est quand même mignon. Y'a une justice quelque part.

Bon, c'est pas le tout, faut que j'aille faire tourner le lave-vaisselle.

08 mai 2009

La googlerie du jour

Googlerie_2 Vanbremeersch narcissique

Et j'arrive en troisième position!

Si c'est google qui le dit...Reste plus qu'à vérifier ce qu'en dit wikipédia.

(Spéciale cassedédi au pro du risotto d'épeautre et noix de saint-jacques d'Erquy :-)

Laure de la Raudière, une députée visionnaire

J'ai trouvé un moyen de devenir riche. Très riche. Immensément riche.
Plus la peine de dépenser des sous inutilement pour solliciter le la boule de cristal de Madame Irmarcadet ou de vider mon compte en banque à coup de "08.XX.XX.XX, la chance te sourira-t-elle ? 2,23 euros par seconde".

331567 Il suffit tout simplement de contacter Laure de la Raudière, députée UMP d'Eure-et-Loir.

Qui a la gentillesse de nous proposer, aujourd'hui 8 mai, son billet du... 13 mai prochain.

Dîtes-moi, Madame la Députée, est-ce que vous pourriez pas en profiter pour nous filer les numéros gagnants au tirage du loto de samedi prochain? Voire carrément l'euromillions? Je suis prêt à témoigner ultérieurement de ma profonde reconnaissance à votre égard par tout versement d'un montant qui ne vous décevra pas à l'oeuvre de votre choix. En vous remerciant!

(au passage, je veux bien qu'elle m'explique en quoi la France est "en vrac, numéro un ... de l'éolien"... en puissance installée? en productible? en éoliennes construites? j'ai beau creuser, je ne vois pas... mais pas question de lui envoyer un mail pour évoquer le sujet, pas envie que ce soit retransmis à mon patron!)


21 avril 2009

La nouvelle reusta en direct

J'ai une vie palpitante. J'ai pas raté un épisode (ou si, peut-être, juste le 31) de "Paris 16ème" sur M6. Mais le mardi, c'est la grosse récré avec la nouvelle reusta sur M6. Trop envie de partager ça. Spéciale chansons d'amour ce soir.

20h52 : Mahdi, sur "Aïcha", oulala dans les aigüs, ça coince. Il nous fait pas du Khaled, mais c'est pas du Faudel non plus.

20h54 : Trois rouges, ça m'étonne pas. Il a choisi une mauvaise chanson. Manoeuvre "t'aurais du prendre du Johny Halliday". Moi je dis qu'il aurait du chanter une jolie chanson d'amour de Carla Bruni, "Y'a quelqu'un qui Mahdi"...

21h00 : Mélissa...Du punch. C'est faux, faux, faux. Un problème de retour dans son oreillette? Ouuu ce que c'est faux, et essouflé.

21h02 : verdict, deux bleus-deux rouges . "J'étais dans une bar-mitzva", merci André, je suis d'accord, je parle en connaisseur :-)

21h10 : Thomas, qui assume d'être une petite folasse a décidé "d'être soi-même". Tranquilou, juste. J'ai bien aimé. Trois bleus, un rouge. Maneuvre se gratte le ventre, infection du nombril?

21h19 : Dalé? Ca a l'air d'aller!

Interrogation existentielle : c'est Philippe Manoeuvre ou Maneuvre?

Manoeuvre, je viens de vérifier.

21h28 : ouais, on s'est tapé 10 minutes de pub, quand même...

21h30 : Dalé... se débrouille bien, mais c'est gentillet, rien de transcendant, qui donne le petit frisson ou fasse dresser les poils des bras. Putain, ils ont tous pris une double dose de ritaline ce soir ou quoi? Les quatre bleus habituels, ça les vaut mais sans plus. Quelqu'un pourrait-il expliquer à Sinclair qu'un t-shirt, quand on l'a porté plusieurs jours, ça se lave?

21h37 : moi aussi je veux sporter avec Véronique de Véronique et Davina!

21h40 : Soan, ma Soan, ne vois-tu rien venir? Pas trop suivi, j'étais à la cuisine chercher le dessert. Trois bleus, un rouge.

Bon, en fait là ça commence à me gonfler. Je reviens pour celui dont je sais plus le nom -pourtant c'est mon préféré, avec sa pseudo-gueule de woody-droopy barbu.

21h52 :  Monsieur et Madame Covert ont un fils, comment l'appellent-ils? Larry !

22h23 : "à cause des garçons, on se crêpe le chignon"... pas étonnant de la part d'un garçon-coiffeur!

22h25 : Damien... Allez Droopy! C'est parti pour le quart d'heure américain ! Bordel, c'est quand même soporifique ces slows... Ouf, les applaudissements réveillent le jury! Trois bleus, un rouge. "J'ai pas de coeur, mais j'ai des oreilles... le refrain revient en boucle, c'est toujours la même phrase, alors s'il se passe rien on se fait chier"...

22h50 : Camelia-Jordana : "avant de monter sur scène, fallait que je positivise..." moui moui moui, on va le dire comme ça. C'est mieux que de négativiser!

Allez zou, ça suffit pour ce soir. J'ai la flemme d'attendre le résultat pour savoir qui sera éliminé.

Et de toute façon, en s'en fout. Je vous le promets, il n'y aura pas de seconde édition de NS-liveblogging!

18 avril 2009

Dura lex, seder lex *

(*oui, il y a bien un jeu de mot, spéciale cassedédi pour la Polonaise. J'ai hésité avec "Séder, mais juste"...)

Voilà, la période de Pessah vient de s'achever... Evidemment, en bon laïc-bouffeur-de-rabbin, ce n'était pas dans mes plans de le fêter cette fête majeure dans les règles.

Kvetch Les règles, dans cette religion (comme dans pas mal d'autres, d'ailleurs), ce n'est pas ce qui manque, c'est même une colonne vertébrale quotidienne. Comme l'a indiqué Michael Wex dans son excellent "Kvetsh!" : "Les commandements qu'ils (les Hébreux) reçurent sont connus sous le nom de mitsves et la tradition précise qu'il y en a 613 dont 248 positifs (tu feras) et 365 négatifs (tu ne feras pas), un pour chaque jour de l'année. Mais comme le calendrier hébraïque suit la lune et non le soleil, et comprend donc 354 jours, une année juive n'est pas assez longue pour contenir tout ce qu'on n'est pas censé faire".  Le poète a raison, "Dieu a créé les Juifs rien que pour les emmerder" !

Religion de maso je vous dis, où l'on tire un réel plaisir à déterminer et à respecter tout ce qui est interdit. Et on peut aller encore plus loin dans le masochisme, en tirant un véritable plaisir de la culpabilité éprouvée à enfreindre ces prescriptions. Tu m'étonnes qu'avec tout ça on ait également inventé la psychanalyse.

Bref, comme pour Kippour, ça m'a titillé. Acte I :"Bon, c'est quand même pas toi qui va tomber dans le panneau de toutes ces bonsieuseries". Acte II :"Mais quand même, c'est pas bien...".

Surtout que j'ai fait fort cette fois-ci. En effet, pour le plus grand nombre, Pessah commence par le Séder, un repas spécial célébré les deux premiers soirs. Mais certains -dont je suis- sont censés l'entamer la veille par un jeûne. Ce jeûne des "premiers nés", suivi donc par le premier né mâle de chaque famille, permet de perpétuer le souvenir de la dixième plaie d'Egypte (Dieu faisant périr tous les premiers-nés mais épargnant le peuple hébreu, comme quoi la discrimination ça date pas d'aujourd'hui).

Alors moi, tandis que débutait ce jeûne, je faisais fort : non seulement je m'empiffrais, mais en plus de ça avec des trucs pas vraiment orthodoxes (genre escalope de poulet à la crème - or "tu ne cuiras pas le poulet dans le lait de sa mère"). Forcément, au bout de quelques jours, ça m'a quand même titillé, et je me suis demandé s'il n'y a avait pas une possibilité d'atténuer cette faute.

Car ce qu'il y a aussi de bien dans cette religion, c'est que s'il y a des règles à respecter, il y a aussi toujours moyen de moyenner. C'est sur le site du consistoire de Paris que j'ai trouvé la voie de mon salut.

On y précise que "dans nos générations où la « faiblesse physique est tombée dans le monde » au point que le jeûne entraîne une fatigue et empêche de préparer correctement le séder" il est toujours possible de compenser "par la collation en l'honneur de la fin de l'étude d'un traité talmudique (syoum) ou un repas de mitsva". Traduit vite fait : si on ne peut pas jeûner, il faut manger -mais toujours selon certaines règles quand même, on ne se refait pas ;-) Pour l'étude d'un traité, j'ai les neurones un peu engourdis ("en ce moment, je suis pas trop Rachi de Troyes, plutôt Rachi Parmentier"). Pour la seoudat mitsva, pas de réjouissances de prévues dans mon entourage, faut trouver autre chose.

Ouf, une dernière possibilité :

"Si un premier-né ne peut assister au syoum et qu'au cours du jeûne, il se sente fatigué, il pourra arrêter de jeûner en prenant un repas frugal au cours de la journée, et donner quelques pièces pour les bonnes œuvres."

Ben voilà : on va dire que moi, après cette journée de taf, j'étais trèèèèès fatigué; et puis des escalopes à la normande, c'est léger, non? Pour boucler la procédure et me retrouver aussi innocent qu'au premier jour face au Très Haut, il me reste plus qu'à trouver à qui faire l'aumône. C'est cool, j'ai un paquet de pièces rouges qui m'encombrent. Un volontaire pour m'en débarasser et contribuer ainsi à mon rachat?

Finalement, je crois que j'adore cette religion.

17 avril 2009

En progrès

Bural.jpg  Au moins en ce qui concerne le bureau (oui, toi aussi, joue au jeu des sept zerreurs). Parce que dans ma cervelle, c'est toujours un peu la carmagnole. Ouf, grâce au Fig' Pouf, j'ai déjà pu poser un diagnostic, il semblerait que j'ai juste pris un peu d'avance (et un peu de bide aussi, mais c'est une autre affaire).

16 avril 2009

De la démocratie nue mais riche

Ou à peu près.

 Couvdldn

Versac Je viens de finir LE livre du moment, commis par le beau gosse de la blogosphère, le gourou de l’influence en ligne, le dieu de l’olympe virtuelle, Nicolas Vanbremeersch, aka Meilcour, feu Versac (photo Blogonautes, merki !)

Malgré les suppliques, pas de fiche de lecture.

D’abord parce que c’est un exercice que je ne maîtrise plus aussi bien que du temps où je fréquentais assidûment les toilettes bancs de l’université. Et puis, un résumé trop complet et trop fouillé dissuade souvent le lecteur de sauter le pas et de se plonger dans le texte original, persuadé qu’il est, le benêt, d’en avoir déjà saisi la substantifique moelle. Enfin le bouquin est court et bon marché : 105 pages, 14 euros (soit environ 9,45 centimes le gramme, c’est carrément moins cher que la cocaïne –chacun ses repères !), alors y compris en temps de crise, pourquoi se priver ?

Pas de fiche de lecture donc, mais envie d’en parler quand même.

La question centrale : qu’est donc cet « espace public numérique », objet médiatique et virtuel mal identifié, qui s’est construit et développé de façon empirique, mais au sein duquel on commence à identifier des principe d’organisation, de codes et d’interactions qui le distinguent de l’espace public conventionnel. Nicolas Vanbremeersch met à cette occasion le doigt sur des mécanismes que l’on a forcément perçu à un moment ou à un autre en tant que blogueur. Focalisé sur la dimension politique de cet espace, s’appuyant sur une analyse de la blogosphère spécialisée, il établit un parallèle avec l’émergence des cafés politiques et littéraires au XIXème siècle : cependant, aujourd'hui, les relations bloguesques, s’affranchissant de clivages partisans ou sociaux toujours prégnant IRL permettraient la confrontation des idées et des expertises et encourageraient chacun à progresser sur la voie de la connaissance et de la construction d’une opinion personnelle auparavant quasi-dépendante de l’information délivrée par les canaux classiques du débat public. En gros, un militant PS aura l'occasion d'argumenter face à un UMP, on pourra voir un informaticien, un prof d'économie et un étudiant en physique appliquée débattre de la constitution européenne, alors que la probabilité qu'ils s'abordent ailleurs dans la vraie vie et se parlent serait quasi-nulle.

Ca, c’est l’idéal, que l’on observe chez ceux qui, quelles que soient les circonstances, font déjà preuve d’assez de curiosité et d’ouverture pour se frotter aux autres, débattre et surtout, sont prêts à changer d’avis. Pour ma part, je suis bien moins optimiste : je suis complètement atterré par la dérive qui tend à faire de cet espace un nouveau café du commerce, où l’émulation intellectuelle laisse la place à la compilation des opinions bourrines assénées unilatéralement, faisant de cet espace numérique le nouveau royaume de la beaufitude. Il n’est qu’à déguster les centaines de commentaires lâchés sur les sites d’information ou les trolls qui trustent les blogs – avec orthographe et grammaire à l’avenant. Ce qui fait que j’ai depuis longtemps renoncé à réagir sur un article du Monde ou de Libé (sauf le week-end dernier, pour dénoncer un commentaire antisémite qui avait été validé sur lefigaro.fr –j’en ai encore des aigreurs). Mais je suis un vieux con, et je m’égare.

Si Nicolas Vanbreemersch évoque bien la monnaie de ces échanges - réputation et plaisir, peut-être qu’une prochaine édition augmentée, ou un prolongement sur son site, lui permettraient de creuser un peu plus, en ce qui concerne la sphère « web social »,  les ressorts personnels voire narcissiques qui sous-tendent la démarche de ceux qui investissent cet espace, ainsi que l’évolution des barrières de l’intime qui nous pousse à exposer de façon plus ou moins anonyme nos actes et nos opinions. Il suffit ainsi de relire les guides de savoir-vivre d’il y a à peine quelques décennies pour constater qu’on y décrétait encore comme mal venu de parler argent ou politique dans un dîner en ville…Il faudrait aussi décrire une certaine misère, peut-être plus affective qu’intellectuelle celle là, qui transpire des phénomènes de cour que l’on observe autour de certains blogueurs, le cœur des pleureuses qui se lacèrent le visage à l’annonce de la fin de tel ou tel site, la flagornerie mielleuse envers les (pseudo) influenceurs…

Nicolas Vanbremeersch mérite quand même un coup de chapeau arc-en-ciel pour avoir osé, dans un ouvrage à caractère académique (Presses de Science Po obligent), un charmant développement sur la pédéblogosphère. Je n’ai pas pu m’empêcher de me sentir indirectement flatté !

En revanche, page 73 ligne 28, j’ai moyennement apprécié qu’il annexe plus ou moins au 92 le Metropolis, night-club du Pont-de-Rungis considéré comme le lieu de naissance de la tektonik, qu’il décrit comme  «une boîte de nuit fréquentée par les adolescents des Hauts-de-Seine»… Et là je dis non, il se serait donné la peine de pénétrer ce magique endroit  trois salles-trois ambiances situé dans le Val-de-Marne, il aurait vu de ses yeux vu que le 9-1 (maisoooooon) et le 9-4 y sont en force.  Pfff. Et pourquoi pas le Queen dans le Val-d’Oise tant qu’on y est :-) ?

Alors oui, pour tout cela, et malgré la couverture et la photo de 4è de couv’ bof-bof (eh oui, ça compte :-), lâchez vos 14 euros ,faites vous plaiz et rendez-le riche et célèbre!

PS : pour les fauchés, je veux bien le prêter, mais faut me le rendre parce que j’en ai marre de me faire pouilledèpe ma bibliothèque.

PS2 : Nicolas, j’ai bien mérité une petite séance de dédicace perso, nan ?

23 février 2009

Rechute ("Mes glaïeuls dans ta gueule")

    Je m'étais juré d'être fort et de ne plus y toucher.

    Mais une promesse de junkie ne vaut pas plus que celle d'un Chirac... Et puis j'ai des excuses : le stress du boulot malgré les succès, les doutes sur la suite (un projet au long cours, je me lance, je me lance pas ?), une silhouette qui s'épaissit de jour en jour (+9,6 kg par rapport à mon minimum historique).

    Je peux faire une croix sur beaucoup de choses, le nutella, la crème de marrons, voire même sacrifier quelques épisodes de "Plus belle la vie". Je pensais être assez costaud, mais, il y a quelques instants, j'ai craqué.
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    Trop honteux, je n'ai même pas osé regarder le caissier de la FNAC dans les yeux...